En cas d’accident de ski, les vacances peuvent virer au cauchemar. Être bien assuré permet d’être pris en charge efficacement et intégralement, il ne faut donc pas faire l’impasse sur l’assurance.

Souvent, on se dit qu’avec toutes les assurances que l’on a (contrats classiques, cartes bancaires, assurance sportive), il y en a bien une qui nous couvrira en cas de besoin. Or, ce n’est qu’à moitié vrai ! Car plusieurs choses doivent être couvertes en cas d’accident de ski : les frais de secours, les frais médicaux, le rapatriement, le remboursement des journées de forfait non skié, et des leçons de ski non utilisées.

 

Le coût des secours en cas d’accident de ski


Le mieux est donc de prendre un peu de temps avant votre départ pour faire le point sur vos assurances.
Première chose à contrôler : les remboursements des secours. En effet, les secours sur le domaine skiable sont payants, et facturés à la victime (ou son assurance). Sous l’appellation «domaine skiable», sont regroupés les pistes et les hors pistes accessibles par gravité, à l’exclusion donc de la randonnée ou l’héliski.

Les secours sur le domaine skiable peuvent aller de 50 € environ (front de neige) à 650 € (hors piste difficile d’accès). Un budget conséquent qui peut vite exploser en cas d’intervention de l’hélicoptère. Sur piste, l’hélicoptère médicalisé est en effet payant dans certains départements, car il est affrété par une compagnie privée (SAF par exemple). Hors piste, hors domaine skiable, les secours apportés par le PGHM (Gendarmerie) ou les CRS (Sécurité Civile) sont quant à eux gratuits. Pour être tranquille dans tous les cas, il est important que votre assurance couvre environ 8000 € de frais de recherche et de secours.

En revanche, si vous blessez quelqu’un d’autre, en cas de collision ou d’accident responsable, la garantie responsabilité civile couvre les dommages, donc pas besoin de souscrire à une assurance particulière pour cela.

 

Les assurances spéciales «ski»


Si vous découvrez que vos assurances courantes ne couvrent pas la totalité des frais ou des postes de dépenses, vous pouvez souscrire à une assurance complémentaire au moment de payer votre forfait, comme par exemple le Carré Neige, Carte neige et autres... Pour environ 3 € par jour, elles remboursent les frais de secours/recherche, les frais médicaux non couverts par la Sécurité Sociale, le rapatriement et également les journées de forfait non skié, tout comme les cours de ski non utilisés après l’accident.

Si vous skiez souvent et que vous pratiquez d’autres activités sportives durant l’année (randonnée, alpinisme, équitation, vtt etc) il peut être intéressant de souscrire à une assurance sportive. Certaines, comme Acti Mut par exemple, proposent pour une douzaine d’euros une assurance complète avec de bonnes garanties qui couvrent toutes les activités sportives, y compris le ski (piste, hors-piste, randonnée) toute l’année.

 

Faire le point sur ses assurances avant de partir au ski


Avant de partir, prenez donc un petit peu de temps pour lire vos contrats d’assurance ou appeler la compagnie concernée. Voici les items à vérifier particulièrement :

-Frais de secours et de recherche sur piste, hors-piste et en randonnée
-Frais de santé en complément de la sécurité sociale
-Rapatriement au domicile
-Remboursement du forfait et des leçons de ski non utilisées
-Remboursement du matériel de ski s’il a été abîmé dans l’accident


Pour chacun de ces items, contrôlez bien les franchises et les montants maximums, car la facture gonfle souvent très vite.
À noter que les cartes bancaires haut de gamme (Gold, Premier) font aussi office d’assurance si vous avez payé votre forfait, vos cours de ski, avec cette carte. Il y a en revanche des franchises et des plafonds, et cela ne prend pas forcément en charge les secours, donc renseignez-vous bien. Les cartes bancaires classiques, quant à elles, ne prennent pas en charge ce genre de frais.

Si, en plus du ski, vous faites un sport aérien (speed riding, snowkite, parapente), il va falloir souscrire à une assurance supplémentaire et spécifique, car les assurances classiques tout comme les assurances spéciales «ski» ne couvrent pas les accidents survenus dans ces disciplines.